Il était une fois...

Bienvenue sur mon blog!

Ceci est un bout d'histoire, mon histoire, reflétée à travers des ressentis, souvenirs et émotions.

Ce sont des faits vu avec un kaléidoscope d'enfant, d'adolescente, de jeune adulte et, enfin, d'adulte s'accomplissant.

Pourquoi je vous narre ceci?

Pour vous partager la palette de couleurs qui m'a forgée, façonnée, fait poussé telle une plante sauvage, libre et vibrante.

 

Un bout d'histoire qui m'a menée jusqu'à vous, aujourd'hui.

Je suis là pour vous accompagner sur ce chemin de la Féminité profonde, authentique, vivante.

 

Je vous souhaites une bonne lecture...

 

With Colors,

S.

Tout commença par un chemin, une traversée, un passage...
Je voyais les rayons du soleil qui m'appelaient, chauds et lumineux.
Mais ne pouvait me résoudre à y aller.

J'ai inspiré le liquide amniotique, demande un coup de pouce aux êtres invisibles qui m'entouraient.

Ils étaient si confiants, paisibles et déterminés!

Finalement, après quelques hésitations et un temps certain de réflexion, j'y suis allée.

 

Je suis née.

 

Dès les premiers moments, tout ne fût pas rose, non. Mais l'amour était au rendez-vous et il ne m'a pas abandonnée dans les moments d'adaptation en terre hostile.

J'étais dorlotée, cajolée, adorée parmi les fauves et les vampires.

 

Dès le commencement, j'appris que le monde n'était pas un monde de barbe-à-papas et de bisounours.

D'ailleurs, le père était absent. Sans père, pas de re-pères. Pas de limites. Juste la fuite du temps qui passe.

Beaucoup de femmes autour de moi, peu de femmes sauvages et heureuses.

Peu de pères aussi. Curieusement. Ou pas...

J'apprenais la Vie à travers le prisme des femmes blessées, trahies, abandonnées, frappées par la fatalité et la main trop leste des hommes.

 

Pourquoi les hommes sont-ils ainsi? Pourquoi les femmes se laissent-elles faire? On pourrait être tellement heureux, ici, au paradis? Pourquoi tant de guerres, de larmes et de sang? Questions incessantes dans ma tête d'enfant...

 

C'est ainsi que je fis mes premiers pas dans la vie.

Cependant, entre les jeux d'enfants, les rires et les larmes du quotidien, un appel revenait sans cesse.

Murmure discret mais persistant, qui ne me laissait pas un instant de répit.

 

L'appel de la nature, de la forêt en particulier, se faisait sentir.

J'enlaçais les arbres comme on enlace un ami. Je leurs confiais mes secrets, mes questionnements, mes chagrins et mes joies.

Et l'appel demeurait. Toujours plus doux, toujours plus puissant, toujours plus présent.

À un point tel que je finis par vouloir vivre dans les bois, avec tous ces êtres protecteurs.

À 8 ans, j'élaborais des plans rocambolesques pour filer à l'anglaise et m'installer dans la forêt.

Mais les adultes veillaient aux grains de fort près. Ils ne me laissèrent pas m'exécuter.

 

Je fus donc obligée de demeurer avec mes compatriotes humains, dans une maison, et d'abandonner, pour un temps, mes envies et besoins de mousse et tapis de feuilles.

 

On me signifia d'ailleurs fermement qu'il était temps d'arrêter mes balivernes, d'entrer dans l'âge de raison et de me tourner vers de vraies priorités!

Ce que je fis, docilement, durant deux années.

Petite fille modèle aux cheveux nattés, j'apprenais mes leçons et délaissait l'appel de la Grande Mère.

 

Jusqu'à ce jour d'octobre où tout bascula.

C'était en automne 1997, un samedi soir (si ma mémoire ne me trahit pas). Il faisait bon.

Je passais une belle soirée, à danser et chanter. Quand tout bascula.

En une fraction de seconde, les choses avaient changé. Plus jamais elle ne seraient pareilles...

 

J'ai toujours aimé le monde des adultes. Ce qui me passionnait le plus était de me cacher dans un coin, me faire aussi discrète qu'un renard, aussi petite qu'une souris, et écouter les conversations des grands.

Ce monde me fascinait. Il était teinté d'émotions, de critiques, de conseils, et d'énergies dansantes qui témoignaient de la vie intérieure de ces êtres complexes.

 

Bref. Je dansais et chantais avec les adultes quand on amena ma mère pied gauche en l'air.

Tout se passa si vite, très vite, trop vite.

Ambulance, arrêt de la musique, mains qui consolent et larmes qui coulent. Je ne comprenais pas bien. Je ne savais pas, à ce moment précis, que c'était la deuxième étape de mon chemin initiatique.

L'épreuve de la déchirure, avant l'épreuve du feu.

 

Le temps de l'enfance était révolu. Tout s'arrêta, tout commença. Le monde s'écroula pour la première fois!

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