Quand la chrysalide s'ouvre, le papillon déploie ses ailes...

À la fin de ma deuxième année de voyage, je suis rentrée trois mois. J'avais déjà fait un saut en Europe l'année d'avant...
Et je n'avais qu'une idée en tête: repartir! Aussi vite que possible...

 

Il faut dire que j'avais achevé mon voyage au Vénézuela, mais je visais le Brésil.

 

J'avais cette ritournelle obsessionnelle dans la tête et le coeur: je veux repartir au Brésil.

 

Et c'est ce que j'ai fait. Je suis repartie pour un tour. On dit jamais deux sans trois, n'est-ce pas?

 

Sauf que là, tout était fondamentalement différent. Je commençais à me lasser de voyager sans but, avec juste le sac à dos en guise de parure...

Je voulais construire, j'avais besoin d'un but plus grand, je m’essoufflais.

 

Je le percevais d'autant plus clairement que je tournais en rond, je ne trouvais plus de travail si facilement...

Il y avait comme un frein, je le sentais de façon claire.

Et puis la tristesse revenait, comme une compagne douce et amère... Mes amies et amis me manquaient cruellement.

Mais je ne voulais pas rentrer. Je résistais de toutes mes forces à l'idée de retourner sur le vieux continent de cette manière, bannière en berne.

 

Et j'ai atterri sur une plage du Brésil, proche de Natal. La saison s'achevait, il n'y avait presque plus personne.

J'ai loué une petite chambre dans la maison d'une Argentine. Elle m'indiqua la plage aux dauphins, les heures où elle était déserte et comment y accéder par une sentier dérobé.

J'ai décidé d'aller vibrer avec eux, de lâcher-prise et de prendre une décision ensuite.

 

J'arrivais donc à cette petite plage, où, en effet, il n'y avait personne. C'était le matin. Il faisait déjà très bon.

J'ai déposé mes affaires, ouvert mon étui et pris mon instrument. Et j'ai joué, j'ai laissé couler la musique avec les larmes.

Je me suis déchargée face à l'océan de toute cette pression que je m'infligeais.

Et... les dauphins sont apparus!! De petits dauphins, qui dansaient aux sons du violon.

Ils nageaient loin puis s'approchaient, c'était tellement étonnant!

Et puis j'ai été dans l'eau avec eux.

Il y en a un qui s'est pris au jeu. Il nageait à mes côtés, avançait plus vite, venait me rechercher.. Et cela dura longtemps!

J'étais émerveillée et un peu effrayée, pleine de gratitude. La magie était là.

Peu à peu, ils se sont éloignés...

Et je suis sortie de l'eau.

 

J'étais confuse et si claire. Virevoltante et sereine. Indécise et déterminée. Ma tête ne savait pas quoi faire et mon être profond était très au clair. Je souhaitais poursuivre ma route et vivre la magie de l'instant présent, de synchronicités en synchronicités.

J'ai respiré à pleins poumons, j'ai ris, j'ai dansé et j'ai repris la route.

 

De villes en villages, j'ai continué à faire de belles rencontres; même des gens que j'avais rencontré lors des deux années précédentes dans d'autres coins du continent! C'était improbable et pourtant...C'était!

 

Une de mes deux meilleures amies d'enfance (de toute la vie d'ailleurs! ;) ) est venue me rejoindre en Argentine.

Nous avons fait un bout de route ensemble jusqu'en Bolivie.

 

Et là, je me suis rencontrée dans "ce que j'avais à faire sur cette petite planète bleue".

 

J'ai commencé à travailler dans un centre de yoga et massage - le Zent-tro - à Samaipata. Je faisais la cuisine veggie et le ménage.

Parallèlement, je suivais une formation en musico-thérapie. Puis en réflexiologie plantaire et en massage californien.

 

Un jour, l'envie pressante est apparue: je voulais travailler avec les femmes, faire des cercles de femmes, vivre des temps de partage, de rire, de danse,...

Et j'ai initié mon premier cercle de femme, à la pleine lune de février!

C'était magique. Un beau moment d'allégresse et de confidences, comme nous seules en avons le secret!

 

Mais... il manquait encore une petite chose dans ma consécration de "prêtresse", d'initiatrice, d'accompagnatrice...

 

Je le découvrirais vite à mon retour...

 

 

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