Docteur, j'ai un alien !?!

 

"Aaaaah, j'ai un alien dans le ventre!!".

Voilà qu'elle fût ma première réaction quand je suis tombée enceinte.

La deuxième fût plutôt: "C'est merveilleux, wouaw, oh lala..." (petites larmes de joie)...

Puis: "Aaaahhhhhhh, comment je vais faire? Je vais être une mère horrible! Aaahh." (Petites larmes de panique...).

 

Ce fût une partie de ping-pong entre mes émotions joyeuses, mes peurs, mes répulsions et mon émerveillement devant ce phénomène qui se déroulait en moi.

 

J'allais devoir partager mon espace corporel avec un autre être. Qui grandissait de surcroît! Il allait prendre de la place et j'allais devenir une piscine.

Venait aussi toute la dimension de ma perte de liberté. Moi qui avait toujours suivi mes intuitions et envies, j'allais devoir faire passer un autre être avant moi. C'était difficile à accepter d'emblée.

Et toute la culpabilité de ne pas être à la hauteur...

 

Et puis, il y avait le miracle. Le phénomène surnaturel qui se passait en moi. Une multiplication vitesse grand V de cellules pour créer un corps, des membres, des organes... J'étais tellement en béatitude devant tant de perfection. Chaque cellule étant codée exactement pour sa fonction. Chaque partie œuvrant sans même l'intervention de qui que ce soit. Je m'inclinai devant ce miracle se produisant en mon sein. Enfin, ..., en mon Utérus ;)

 

Ce fût un temps d'initiation, de don et d'écoute.

Et je savais que c'était la pierre d'angle qu'il manquait pour commencer à construire la cathédrale de mes possibles.

En tout cas, c'était ma vérité à moi.

 

L'initiation d'être mère fût la consécration de mon rôle de prêtresse.

J'ai dû apprendre à plier l'échine, un peu plus d'humilité, lâcher-prise devant plus grand que moi. J'ai laissé tomber mon côté borné dans cette histoire pour ne garder que la détermination. J'ai appris le subtile dans sa dimension la plus fine. J'ai appris que j'étais capable. J'ai appris à m'aimer un peu plus.

 

Je voulais un accouchement naturel, en maison d'accouchement, avec sage-femme, pas de gynécologue.

Je voulais vivre cette expérience entourée de femmes. (Et du papa, bien entendu)

 

Pas à pas, mois après mois, je tenais tête aux personnes qui voulaient me faire plier face à mes besoins profonds et j'accueillais les conseils bienveillants des personnes ouvertes et à l'écoute.

 

J'ai tracé ma route de mère entourée de sage-femmes, d'une doula et d'une prof de chant pré-natal. Des femmes merveilleuses et bien alignée sur leur route de vie.

 

Et puis, vint le jour J!

17h de travail, j'étais épuisée. Je voulais tout arrêter. Mais il fallait aller au bout! Curieusement, on a pas vraiment de libre-arbitre dans ce cas-là! ;)

En ouvrant mon corps à la délivrance, j'ai ouvert mon cœur à l'écoute des souffrances.

Ce fût comme libérer l'ultime porte qui m'empêchait de commencer à œuvrer avec des femmes, pour le monde.

 

En mettant au monde, j'ai ouvert un champs des possibles supplémentaire dans ma vie et je l'ai amené à la conscience. Je savais que c'était l'étape. Je savais que j'entrais enfin dans la réalisation.

 

Après avoir parcouru des milliers de kilomètres pour découvrir la Terre. Je commençais la réalisation dans le fait d'être MER-e.

Après l'exploration, la mise en matière.

Après la réflexion, l'action.

 

Je traçais ma route comme on respire. Inspiration, expiration.

En regardant d'un autre angle, je voyais que ma vie tournait aux rythmes du monde, de la nature, de la Vie.

 

Et que c'était bon.

 

Après le temps de la douleur de l'accouchement, de la mise en marche des premiers mois, j'ai décidé de ré-initier des cercles de femmes. mais cette fois, en Europe!

 

Je suis donc devenue - Accompagnatrice sur le Chemin de la Féminité!

 

Et... je le suis toujours ;) Cela fait 3 ans et demi...

 

 

 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0